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Martial Art on Web y était !
AKUZAWA Minoru sensei

posted 23/04/2011, 18h11
Master class Aunkai
ces 19 et 20 avril derniers dans le très sympathique dojo ACEPO de la rue Metsys à Bruxelles

Mince, 65 kilos tout habillé, mais inébranlable pour environ 1,70 m. Calme et souriant, mais étonnamment tonique et vif au point qu'il nous prend l'envie de pousser sur une touche "ralenti" quand subitement il enclenche sa vitesse de combat. Tel est Akuzawa sensei qui vient de donner, à Bruxelles, une  authentique master class.

Verticalité corporelle, centre de gravité abdominal, respiration, décontraction, détermination, démultiplication de la puissance des coups par le maillage de vérins puissants qui vont des pieds à la partie du corps qui frappe, tord, tire, pousse, fauche... Tout est abordé, évoqué, démontré magistralement. Peu ou pas de techniques de combat à proprement parler, mais des exercices de base solides qui initient toute pratique saine et performante d'un art martial.

Plutôt que de détailler l'enseignement de Akuzawa sensei, je préfère vous suggérer de lire attentivement l'excellentissime interview que Léo Tamaki publie sur son site à la page http://www.leotamaki.com/article-interview-akuzawa-minoru-le-maitre-de-la-force-interne-de-l-aunkai--40473411.html. En un clic et quelques minutes de lecture, vous en saurez déjà beaucoup. Et guettez le prochain stage Aunkai, allez-y, pratiquez, vous ne mettrez pas longtemps à trouver ce que vous cherchez.

GAD- Karaté ULB
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Martial Art on Web y était !
Le Karaté non musculaire avec Harada sensei

posted 24/12/2010, 13h11
Harada sensei est l'un des pionniers du karaté non musculaire, qui le pratique en toute décontraction depuis plus de 50-60 ans. Lors de ce stage qui s'est déroulé en novembre 2010, Harada sensei  a encore insisté sur cet aspect et sur la pratique de katas à vitesse réduite, tout comme en Taichi, en cherchant la décontraction, la fluidité dans les mouvements, avec une respiration en harmonie.

Le but est également de rechercher la stabilité en descendant le poids/le hara dans les genoux et même dans les pieds. C'est une approche tout à fait différente du karaté.

Malheureusement, Harada sensei n'a pas eu le temps de répondre aux questions de Martial Art on Web lors de ce stage de novembre à Bruxelles.
Si vous voulez compléter le résumé du stage du 19-20-21 novembre 2010, n'hésitez pas.  Et pour des remarques ou des commentaires, vous pouvez lancer une discussion via la page « Forum » de www.martialartonweb.com.

G. Arslan
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Martial Art on Web y était ! Interview de Soje, instructeur de Taichi

posted 02/09/2010, 12h40
Martial Art on Web: Comment avez-vous commencé à pratiquer les arts martiaux?

Soje: Comme tout le monde à l'époque j'ai pratiqué par ordre chronologique: judo, karate avec différentes formules de contact plus un peu de kickboxing. Plus loin déjà trentenaire j'ai entamé l'étude des approches dites internes...

MAOW: Quels sont vos débuts en taichi?

J'ai commencé à pratiquer le taichi à 31 ans au Portugal via un instructeur chinois de Macao (dans le temps le Macao appartenait à l'administration portugaise). Je pratique la forme longue du Taichi style Yang ça va faire donc 20 ans.

Ensuite je suis arrivé en Belgique et continué à pratiquer dans une fédération. Je trouve qu'on trainait en longueur dans un but commercial.

MAOW: Comment a évolué votre pratique?

Soje: J'ai rencontré le francais, Georges Saby, pratiquant et enseignant en Taichi de santé et martial. Quand j'ai commencé à enseigner moi meme, je l'ai invité  à plusieurs reprises. J'ai mis en pratique et testé les applications martiales du style Yang à distance réelle (avec contact). La conclusion est que pour les frappes à la tête, la plupart des parades ne sont pas efficaces, éventuellement les esquives. Donc c'est plus important d'apprendre à bouger pour être mobile afin de réduire la possibilité d'être touché.



MAOW: Que pensez-vous des applications martiales?

Soje : Lors de la pratique avec partenaire, j'étais trop tendu, c'est grâce au tai-chi que j'ai pu corriger ce défaut.

A chaque figure correspond une clé, une frappe et une déstabilisation (perturber la stabilité de l'adversaire).Cela dit, la connaissance des applications ne mène pas à l'efficacité au combat libre (réaliste). Néanmoins, ce n'est pas inutile. Cela permet , entre autres, de peaufiner les réflexes.

MAOW : Pouvez-vous nous parler de votre pratique de Yiquan ?

Soje : J'ai commencé à pratiquer avec un élève de la branche finlandaise du Yiquan. C'était à Paris. Dans cette méthode là, il n'y a pas de techniques à proprement parler. On se concentre plutôt sur l'infrastructure du combat c'est à dire la relaxation, la maîtrise des différents degrés de tension, l'alternance tension-relaxation, réaction rapide, force explosive, le travail du cri... l'entraînement neuromusculaire est très importante dans cette méthode.

MAOW : Que pensez-vous de la tradition et de l'évolution dans les arts martiaux ?

Soje : Il y a des mauvaises traditions et de bonnes traditions.
Le respect aveugle des choses formelles (par exemple au niveau des katas), de l'hiérarchie,... surtout dans les arts martiaux institutionnalisés, voilà un exemple de tradition mal appliquée.
La fluidité recherchée dans la pratique, il faudrait l'introduire au niveau relationnel inter-écoles.
Et pourquoi ne pas intégrer l'apport scientifique occidental  à la sagesse asiatique d'antan?
L'évolution passerait par la fusion entre tradition et sciences et la mise en valeur de l'expérience individuelle, quand celle ci est sérieuse et réaliste. Il ne faut pas rester figé c'est à dire continuer à pratiquer comme un robot la façon de faire des autres ( et peu importe le titre de ces autres).

Martial Art on Web vous remercie pour cette interview.
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Bouddhisme et Combat Éducatif

posted 02/09/2010, 11h37
Le bouddhisme fut créé par Siddhârta Gautama qui appartenait lui-même à une caste de nobles guerriers de l'Inde, les ksatriyas. Ayant été élevé en tant que tel,  tous les outils de sa voie – discipline des sens et du mental, techniques de méditation, etc. - en sont plus imprégnés qu'il peut paraître au premier abord : il en est d'une stratégie d'annihilation graduelle de ce qu'il considérait comme les pires ennemis de la libération humaine, c'est-à-dire, la souffrance, l'impermanence, le moi.

La Légende

Un de ses disciples, Bodhidharma de son nom, débarqua à Canton le 21 Septembre 527, date qui coïncide avec le début de "l'histoire officielle du tchan"(l'ancêtre du bouddhisme Zen). D'après la légende, au VIe siècle, un moine indien originaire de Kanchipuram, dans la région de Madras, se rendit à la Cour Impériale Chinoise, à Nankin. Troisième fils du roi de Madras, Bodhidharma (Po Ti Ta Mo ou Tamo en chinois) était le 28ème patriarche bouddhiste. Mais son entrevue avec l'empereur Wu aurait été un échec total!

Bodhidharma traversa alors le fleuve jaune sur un roseau, et se réfugia au Monastère de Shaolin... Là, mortifié par son échec, il resta 9 ans en méditation dans une grotte, face à un mur...Un jour, furieux de s'être assoupi, il se coupa les paupières et les jeta à terre: elles donnèrent naissance à un théier. Après 9 ans de méditation, Bodhidharma connut l'illumination et décida d'enseigner une nouvelle doctrine; le Chan (Zen en japonais) qu'il définit ainsi: "Voir dans sa propre nature pour atteindre l'éveil."

Trouvant les moines dans une condition physique déplorable les empêchant de pratiquer correctement la méditation, Bodhidharma leur enseigna une série de 18 mouvements destinés à fortifier le corps et l'esprit: les 18 mains des disciples du Bouddha (Shih Pa Lohan Sho)... Ces 18 exercices, répertoriés dans un ouvrage dont l'auteur présumé est Bodhidharma, constituent la base de ce qu' allait devenir  l'art martial de Shaolin.

L'Histoire

Une bien belle légende, n'est-ce pas? En fait, les techniques de combats à mains nues existaient en Chine bien avant l'arrivée de Bodhidharma. Contrairement à la légende, il n'introduisit pas les arts martiaux au Temple de Shaolin. Par contre, on lui doit la création du Bouddhisme Chan, qui allait fortement influencer l'évolution des arts martiaux japonais...De plus, pour les chinois, Bodhidharma reste celui qui leur amena la notion de Vertu Martiale (Wute). Avant lui, on ne pensait qu'à se battre... Tamo (son nom chinois) donna un nouvel élan aux arts martiaux en expliquant que ceux-ci devaient développer autant le corps que l'esprit... Tout un programme pour l'époque!!!

On peut donc affirmer que l'idée d'utiliser le mouvement de combat, en tant que voie plus ou moins structurée d'auto – dépassement, est originaire de l'Asie, associé à la quête bouddhiste depuis la Chine antique et à la quête ayurvédique en Inde - ce qui toutefois n'empêche point la formulation de cette question : à quoi bon ? Comment se fait-il que toucher mon semblable parfois avec des conséquences plus ou moins fâcheuses, peut servir à s'améliorer à tous les niveaux, c'est-à-dire à peaufiner le potentiel humain ? Il y a un seul chemin et deux étapes fondamentales, à la fois séparés et liés par un seuil  très difficile à dépasser : 1re étape, c'est l'individu qui est en question - il s'agit de limer, peaufiner le caractère, le psychisme, mieux s'autogérer : le timide apprendra à ne pas être à chaque fois pris dans la toile de ses blocages et à agir « malgré lui », les braves apprendront à ne pas se laisser aveugler par le fait d'avoir été favorisés par le destin et à ne pas rabaisser l'autre.

En art martial, il y a se battre avec l'ego et il y a se battre sans l'ego (ou plutôt pour le dépasser), comme il y a combattant et il y a guerrier. Il n'est pas inintéressant de différencier les deux...il en est donc de l'efficacité qui vient d'un « gonflement » de l'ego, celle des guerriers mythiques comme Achille, Cuchulainn...c'est la furie des dieux, ou des demi-dieux - là où il n'y a pas de voie au-delà de la gloire personnelle, du désir de pouvoir, d'inspirer la crainte et par là mettre l'autre dans une position de subalternité, ainsi poussant à son extrême limite tout ce qui nous éloigne déjà de notre semblable. Ici tout épanouissement est « épanouissement » de l'ego, tandis que le combattant est celui qui trouve dans l'échange martial, un outil d'auto connaissance (2ème étape), dont un des buts essentiels est de surmonter toutes les barrières qui le sépare de sa propre authenticité et (donc) de son semblable.

Car en allant jusqu'au fond de soi-même n'ira- t-on pas jusqu'au fond de l'autre, jusqu'à abolir toute séparation entre sujet et objet ?

Cette approche présuppose une méthode d'entraînement, une pédagogie du combat : le combat devient éducatif, dès qu'on réussit un équilibre entre préservation de l'intégrité personnelle et réalisme de l'échange qui n'exclura pas l'acceptation d'un certain (et je souligne certain, vu qu'il n'en est pas question de « jouer les  HellRaiser ») degré de douleur...donc de souffrance assumée - un  outil permettant  d'évoluer spirituellement.

Cela implique à son tour  l'usage d'un ensemble de protections ...si les coups à la tête sont à éviter (le casque n'exclut pas complètement la possibilité d'infliger de très sérieux dommages : l'ossature est épargnée mais les ondes de choc survenant lors des coups puissants sont amplifiés par le fait même du casque, nuisant ainsi gravement à la santé du cerveau). Ne pas porter des gants, par contre, permet de mieux sentir le combat, l'adversaire et une plus grande variété tactique.

En résumé, le combat éducatif devrait permettre l'usage savamment dosé de toutes les armes naturelles du corps (on peut par exemple limiter le nombre de coups de genoux et de coude par assaut) sur des cibles allant des pieds jusqu'aux épaules, protégées en sorte que la douleur ne soit pas complètement éliminée.

Une réflexion sans préjugés nous fait entrevoir les possibilités immenses offertes par ce type de jeux de combat au niveau de la connaissance de soi, donc de la nature humaine; commençons par tout ce qui est gestion des ressources, reconnaissance & repoussement des limites personnels (peur, fatigue, précipitation), compréhension et respect par les limites de l'autre (absolument interdit de continuer à attaquer un partenaire qui n'est plus capable de réagir convenablement), dépassement de la dialectique hésitation/ prise de décision, capacité à voir clair/se relaxer au sein même d'un niveau élevé de stress, intelligence émotionnelle, etc...

Soje...

Martial Art on Web y était ! MAÎTRE KONO À LA HAUTEUR DE SA RÉPUTATION

posted 02/07/2010, 16h45
Véritable star au Japon, connu et reconnu partout dans le monde des arts martiaux, la réputation de Kono sensei n'est pas usurpée. L'homme est franc, direct et, en bon pédagogue, il dit clairement ce qu'il y a à dire. Détail piquant, des champions de baseball, des chanteurs, des musiciens... viennent le consulter dans le but de progresser dans des arts qui àpremière vue n'ont rien àvoir avec les arts martiaux. Le stage du 23 juin organisé par Léo Tamaki était le premier en Belgique et sera malheureusement le seul puisque le maître a décidé de mettre un terme àses prestations en dehors du Japon. Martial Art on Web vous rapporte ici, le plus fidèlement possible, la quintessence de son enseignement.

Lors de ce stage Kono sensei a insisté sur l'utilisation de tout le corps pour faire la moindre technique. Ce n'est pas seulement un bras qui travaille mais l'ensemble du corps. Par exemple quand on frappe avec le sabre, on ne bouge pas uniquement ses bras mais le mouvement part des pieds, puis les jambes, les hanches, le tronc, les épaules et les bras. Comme il a expliqué, la somme des petits mouvements fait le mouvement complet. Pour bien étayer ses dires, en plus des démonstrations àmains nues et au sabre, il a également pris un ruban qu'il a plié une dizaine de fois comme un accordéon et tirer d'un coup sec sur un bout. Ceci rejoint assez bien le principe du déploiement d'un pantographe souvent évoqué au cours de karaté de l'ULB.



Kono sensei a fait cette autre démonstration : il a demandé àune personne de le tenir fermement par les poignets en position suwariwaza (àgenoux) tentant ainsi de toutes ses forces de l'empêcher de bouger. Et àce moment, il a arrondi son dos avant de parvenir àrelever tout son corps sans grande difficulté malgré la puissance de son partenaire. Pour mieux se faire comprendre, il a utilisé l'image d'un ballon qu'on gonfle. Ce n'est donc pas une seule partie mais tout le ballon qui réagit.

Pour lui, un coup de poing se donne de la même manière qu'un coup de sabre : en partant des pieds et en additionnant les petits mouvements de chaque partie du corps. Il a également souligné qu'il faut surtout utiliser les petits doigts plutôt que les pouces, que ce soit pour saisir un sabre ou tout autre chose, voyez la prise du kimono de l'adversaire par les judokas. Il a insisté àplusieurs reprises sur l'importance de garder les épaules basses. Car, dès le moment où une épaule monte, le corps ne travaille plus en harmonie et on perd très vite une bonne partie de sa puissance.


Fait curieux pour nous occidentaux, Kono sensei pratique la marche Namba : c'est àdire que la main et le pied du même côté se déplacent en même temps. Par opposition àla marche main droite en avant et pied droit en arrière, où le corps se vrille àchaque pas. Il a dit que cette manière de marcher est plus puissante. La démonstration fut faite grâce àun petit test: nous sommes monté sur une chaise des deux manières, et, effectivement, en déplaçant simultanément le bras et la jambe du même côté, l'exercice était plus facile et bien moins fatiguant. Il a affirmé qu'autrefois les samouraïs marchaient de cette manière. C'est àla fin de l'époque Edo, avec l'ouverture du Japon sur le monde occidental, qu'ils ont changé leur manière de marcher.

À une question de Martial Art on Web sur haragei (ce que l'on pourrait traduire par « empathie »), Kono sensei a répondu en prenant l'exemple d'une prise de poignet àdeux mains par l'adversaire. A ce moment là, pour sentir les intentions de l'autre, il faut effacer toutes les tensions dans son propre corps. Quant au « ki » (l'énergie vitale), également sur prise du poignet, il fait comme si l'Aite (l'adversaire ) n'existe pas, il bouge sans tenir compte de l'autre.

Martial Art on Web remercie Kono sensei pour ce stage en Belgique ainsi que Issei Tamaki qui, avec toute sa gentillesse coutumière et sa connaissance avancée des arts martiaux, nous a traduit les moindres paroles du maître.



G. Arslan

Site de l'organisateur du stage : www.leotamaki.com
Site du dojo (Belgique) : www.acepo.be/index.html
Site du dojo (France) : http://aikido.herblay.free.fr
Plus d'informations : www.sakuradojo.be

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